«Mens sana in corpore sano», Juvénal, Satires (X, 356)

16 décembre 2012

Ready To Inspire Conference 2012, Leiden

Leiden de nuit, proche du Rijksmuseum van Oudheden

Du 9 au 12 décembre, Leiden (Pays-Bas) accueillait la première édition de Ready to Inspire Conference. J'y suis allé avec en tête divers objectifs sans ordre particulier :

  • un voyage avec ma chérie et une amie (au passage deux intégratices web de top niveau) ;
  • la découverte d'un pays et d'une ville que je ne connaissais pas ;
  • rencontrer de nouvelles personnes (en pratiquant mon anglais) ;
  • assister à des conférences qui semblaient très intéressantes.

Leiden, le calme

Habitué des centre-villes encombrés et des bruits de voitures, Leiden en est presque perturbant. La ville est d'un calme absolu avec un rapport vélos/voitures très élevé. Pleins de canaux, des petites rues agréables de part le passé médiéval de la ville, des musées, des moulins à vent, ... Et de très bons endroits où boire et manger.

Une chouette découverte, et nul doute que j'y retournerais pour visiter de nouveau et rechercher un peu de calme.

Conférences, des rencontres

Pas simple d'arriver sans connaître personne, et intéressant de se retrouver dans la peau du "nouveau". C'est là qu'il faut oublier d'être timide et que votre accent anglais vous désigne comme le Français de service à la première phrase. La mise en route n'est pas forcément évidente mais une fois les premières discussions échangées, plus rien ne vous arrête.
Je suis content des rencontres que j'ai pu faire, que ce soit avec des orateurs et des participants (qui organisent parfois eux-même des conférences, comme Brooklyn Beta, Fronteers, FFWD.pro, des Creative Mornings).

Et puis j'ai même pu échanger quelques mots avec Jeffrey Zeldman alors la fin du monde peut vraiment arriver maintenant ;)

Conférences, deux thèmes récurrents

Slide "Ready To Inspire"

Abordés sous différents angles tout au long du séjour, j'ai pu noter 2 grands thèmes se détacher : une volonté marquée de mettre en avant l'artisanat dans nos métiers, et l'approche content-first.

Frilosité franco-française ?

Réunir 600 personnes pour une première édition, c'est faisable. D'autant plus quand on arrête de se poser trop de questions, trop de contraintes.

De ce que j'ai pu remarquer et observer, ce que je vais appeler "le monde anglophone" n'hésite pas à faire jouer du copinage réseau : le lineup alléchant des orateurs était composé d'invités/amis et non d'une sélection, et la conférence a été annoncée, publicisée au travers de ce large réseau pour arriver à son objectif : faire connaître la conférence et qu'elle donne envie d'y participer. Des gens sont venus de toute l'Europe, et même d'Australie, du Japon, du Brésil, ...

Cela ne remet pas du tout en question certaines valeurs qu'on peut porter avec Sud Web mais il y a peut-être sur certains aspects un peu plus de puissance à apporter à notre communication. Je réfléchis encore à tout ça, je n'ai pas de réponses à apporter pour l'instant.

Un exemple flagrant : rencontrer 2 webdesigners/intégratrices françaises qui sont donc venus à Leiden sans pour autant connaître des conférences françaises comme Paris Web et Sud Web (ni Web 5, ni les Kiwi Party, ...). Pire, confondre Paris Web avec Le Web. Nous avons encore pas mal de travail à faire pour mieux communiquer en dehors de nos cercles.

Cocorico quand même

Sinon en terme d'organisation pure, nous n'avons rien à envier, et je dirais même que ce que je peux voir à Paris Web où ce qu'on peut faire avec Sud Web est au dessus en terme de logistique le jour J !

En me rendant à Leiden, j'étais venu chercher de l'ouverture d'esprit et voir comment c'est ailleurs, en sortant de ma zone de confort. Voyage réussi sur tous les plans.

On fait un voyage groupé en 2013 ? J'ai déjà trouvé le lieu où dormir et j'ai les bonnes adresses de restaurants maintenant ;)

24 octobre 2012

Paris Web 2017, encore une belle claque

Paris Web 2012, souvenons-nous

Je me rappelle encore Paris Web 2012. À l'époque on en était à la 7ème édition, certainement la plus aboutie de toutes (je peux le dire, je n'en avais alors pas manqué une seule, chanceux que j'étais). Le programme avait permis de balayer un spectre intéressant avec un niveau assez homogène.

Et pour une fois, j'avais pu changer régulièrement de salle sans me sentir frustré d'avoir fait le mauvais choix. J'avais également participé à quelques séances dans les informelles. C'était tout nouveau à ce moment-là et forcément on avait essuyé quelques plâtres. Essentiellement trop peu de temps pour débattre, les personnes présentes auraient bien voulu discuter plus longtemps ensemble et entrer plus profondément dans les débats. Mais pour une première, avec le recul, c'était quand même vachement bien.

Ah et puis 2012, c'est également l'année où −sans vouloir vexer personne− j'avais enfin pu assister à des conférences francophones dont je me rappelle encore !

Sébastien Desbenoit nous avait parlé avec passion des icônes, pour ce qui est devenu LA conférence qui l'a révélé au yeux de tous. Un sacré orateur ce Seb ! Et une personne attachante pour ne rien gâcher. Je n'ai pas oublié non plus Thibault Jouannic qui, dans un rôle plus posé mais avec une sacrée présence scénique, nous avait rappelé une option souvent oubliée : la fuite.
On ne saura jamais l'influence réelle que sa conférence a eu sur les gens, mais il n'empêche qu'en 2013 on avait vu un bon nombre de changement de postes dans le milieu.

Retour de l'édition 2017

Et dire qu'à l'époque on en était encore à se demander comment pouvait évoluer Paris Web… Les prémices étaient pourtant là mais nous n'arrivions pas encore à bien cerner l'ampleur que cela allait prendre.

Laissez-moi donc vous raconter Paris Web 2017, je rentre tout juste à la maison.

Pour commencer il faut rappeler que Paris Web est maintenant une conférence de 5 jours : 3 jours de conférences (les lundi, mardi et mercredi), suivis de 2 jours d'ateliers. Cette année encore les 3 premiers jours ont fait le plein. Environ 1 000 tickets vendus en quelques heures.

Elle est toujours multi-sessions, permettant aux participants de choisir, du grand amphi à la petite salle de 30 places pour discuter et débattre. Vraiment classe, et il faut être difficile pour ne pas s'y retrouver.

Mais finalement ce n'était que dans l'ordre des choses que d'évoluer ainsi. Le staff a toujours pu faire grandir l'évènement afin qu'il devienne la locomotive dont nous avions besoin en France, et au delà.

Le reste, je crois qu'en 2012 on se disait que ça ne pouvait exister que dans les bouquins de science-fiction. Et pourtant aujourd'hui ça nous semble vraiment naturel.

Cette année 114 universités et au moins le double d'écoles d'ingénieurs (progression de 27% par rapport à l'année précédente) ont encore arrêté de faire cours pendant la semaine Paris Web pour diffuser les conférences en direct au sein des écoles. On était peut-être 1000 sur place mais combien d'étudiants ont suivi les débats ? Dur à dire mais ça commence à faire beaucoup ! Il parait même que cette année une école française à New York a retransmis les 3 jours à ses étudiants. Ils ont tout suivi malgré le décalage horaire, classe non ?
Et dire qu'en 2012 tout avait commencé avec 1 seule école. Quels progrès !

Sur Paris, la semaine est également devenue une institution. Pour ceux qui n'ont pas pu avoir de tickets ou qui souhaitent se rencontrer et échanger tout de même, on ne compte plus les espaces de co-working qui organisent des mini-sessions, des débats. Il en va de même avec bon nombre de sociétés qui ouvrent leurs portes, parfois jusqu'à très tard dans la nuit. La passion est bien là, l'énergie est incroyable !

Une seule chose n'a pas changé finalement : on ressort de Paris Web toujours épuisé :) Mais également toujours plein d'énergie et de nouvelles idées. Riches qu'on est de nouvelles rencontres.

Ce qui est amusant c'est qu'avec l'infiltration de nos idées et de nos combats au sein des écoles, les aperoweb se sont multipliés. Je crois qu'avant cette édition 2017 on en était à 35 aperoweb chaque mois dans toute la France.

Sinon, je ne vous ferais pas un compte-rendu des conférences auxquelles j'ai assisté, d'autres font ça beaucoup mieux que moi. Ce que je retiens c'est qu'on a toujours eu raison de dire qu'on fait du Web de qualité en France. La preuve la plus flagrante ? On n'aurait pas des participants étrangers qui viendraient toujours plus nombreux chaque année, non ?

Enfin, encore une fois merci au staff pour l'organisation impeccable de cette semaine de folie ! Merci également aux lieux (bistrots, salles de réunions, etc. vous remarquerez que la semaine a été chargée ;)) dans lesquels j'ai terminé quelques longues soirées, à parler de Web avec des gens extra.

On remet ça en 2018, dites ? :)

5 avril 2012

L'aventure Sud Web vue d'ici

Sud Web aura lieu d'ici moins de 2 mois. Ce sera la deuxième édition de ce cycle de conférences organisé par l'association Sud-Web et dans laquelle je suis impliqué en tant que co-fondateur et président.

Avec un peu de recul il est amusant de se rendre compte des effets de certains de nos actes. Se dire que l'élément déclencheur est une prise de parole totalement improvisée, presque instinctive (à Paris Web 2010).
Où comment des énergies arrivent à se mettre en mouvement, initiée par un simple geste.

Depuis octobre 2010 et cette prise de parole, des gens se sont mis à agir à mes côtés pour donner un visage réel à cette douce illusion qu'était alors un Sud Web. Un visage humain devrais-je dire. Car si il y a un mot que je citerais en association à Sud Web, c'est bien le mot humain.

De l'intérieur tout d'abord. Dès Paris Web 2010 un groupe s'est formé avec moi, et nous avons avancé. Les énergies alors mises en mouvement ont mené à la création d'autres énergies, à des sentiments divers, à des humeurs, à des crises, à des rires, à des moments de joie. À Sud Web 2011.

De l'intérieur je peux vous dire que cette énergie est plus que palpable et je pense que mes co-équipiers seront de mon avis. Cette aventure nous apporte son lot d'émotions et c'est franchement bon à vivre !

Et puis cette année avec l'expérience d'une première édition, avec un peu plus d'un an ensemble à apprendre à se connaître, le groupe a grandi, il a muri. Ce n'est d'ailleurs plus un groupe, c'est une équipe où chacun commence à trouver sa place, moi y compris.

Et avec l'extérieur me direz-vous ? Sud Web 2011 nous a mis une belle claque. De celle que l'on prend avec plaisir au point d'en redemander. Car ce sont les échanges avec vous qui y êtes venus et qui avez cru à ce qu'on faisait alors qui ont permis que cette alchimie d'énergies que nous avions essayé de concocter devienne cette jolie journée.

Sur le moment je n'ai pas pu prendre ce recul autant que j'aurais voulu, occupé à courir d'un côté puis de l'autre, à faire que vous passiez un bon moment. Mais vos regards, vos poignées de mains chaleureuses m'ont suffit à réaliser que vous étiez contents d'être là. C'est un bonheur simple qui fait un bien fou.

En fait je vois Sud Web comme un moment dans l'année où je vais essayer -où toute l'équipe va essayer- de faire en sorte que vous veniez avec l'envie d'échanger et d'apprendre. Et d'où vous puissiez repartir le sourire aux lèvres, et des émotions dans le cœur.
Peu importe où a lieu l'évènement, on veut vous accueillir comme si c'était chez nous et que vous étiez des amis que l'on recevait. On pourra faire des erreurs, certainement même, mais on a sincèrement l'envie de transmettre du plaisir.

Se donner à fond toute une année en profitant des émotions que l'on se transmet dans l'équipe et terminer par de jolis moments avec vous, à parler de web, à parler de tout et de rien, à refaire les trolls (car on est des geeks hein, faut pas déconner ;)).

Je crois que je n'avais pas d'idée précise d'où allait me mener cette prise de parole à Paris Web 2010. Je sais aujourd'hui où je veux qu'elle nous mène.

Pour 2012, vers deux journées en mai à Toulouse où l'on va vous proposer un programme de conférences que je trouve vraiment classe (c'est important pour nous également, n'en doutez pas) et où l'on puisse être fiers et heureux de vous accueillir.
Et que l'on puisse tous en repartir avec le sentiment qu'on vient de vivre ensemble d'agréables moments. Juste un peu d'amour à se partager.

J'espère que nous réussirons à remettre ça pour cette deuxième année, en tout cas sachez que l'équipe travaille dur dans ce sens. On a hâte d'ouvrir les portes de Sud Web 2012 et de vous accueillir !

10 février 2012

Nos salles de sports dans un sale état

Je voulais écrire quelques mots sur l'état de nos salles de sports en France. Non pas les salles de clubs professionnels mais nos salles dites municipales. Celles utilisées par les écoliers/collégiens/lycéens/étudiants et par tous les sportifs amateurs licenciés en clubs.

Ce constat est issu de mon expérience personnelle de plus de 20 ans de basket en amateur (en cours), j'en ai donc visité des lieux. Et puis comme ce matin je suis tombé sur cet article sur le sport à l'école (via Daniel), je me dis que c'est le bon timing pour rédiger mon constat.

Et le constat est simple : globalement nos salles sont vieillissantes et dans un état lamentable, comme délaissées par les municipalités qui ne font qu'à peine le strict minimum pour les maintenir en vie.

Une salle c'est quoi ?

Pour moi c'est un terrain de jeu dans un espace fermé qui comprend les infrastructures nécessaires à la pratique des sports (paniers pour le basket, cages pour le hand, ...) mais aussi les installations d'hygiènes nécessaires associées (toilettes, vestiaires).

Mes constatations

Commençons par l'ossature des salles. Le bâtiment en lui-même. Combien de salles ont des toitures qui fuient ? À la moindre pluie le sol devient trempé, obligeant de mettre une serpillère à gauche, un seau à droite. Un sol glissant quand on veut faire du sport c'est sécurité zéro. Cette saison j'ai d'ailleurs vécu une annulation d'un match pour cette raison alors que nous avions fait le déplacement à plus d'une heure de voiture. Mais force de constater que le risque de se blesser était trop important et ne valait pas d'être couru.

Isolation et chauffage. Cela peut être assimilé à du confort par certains mais c'est plus que ça. Je crois ne jamais avoir connu (ou très peu) de salles chauffées en hiver. Alors quand on est sportif amateur et qu'on est là pour notre passion on s'en accomode mais quand vous voulez donner le goût du sport à des enfants, est-ce bien sérieux ? Et puis franchement il n'y a rien de pire que d'être en t-shirt (parfois même en pull) dans une salle et de ne pas arriver à se réchauffer malgré l'activité physique.

Les sols sont glissants. Au pifomètre je dirais qu'au moins 80% de nos salles sont des patinoires en puissance, là encore amenant une sécurité plus que limite et tout du moins un inconfort très important dans la pratique.

Je ne dirais pas grand chose sur les infrastrutures liées au sport, ceci étant vraiment variable d'une salle à l'autre. Le principal étant que -fort heureusement- je n'ai pas souvenir d'en avoir vues pouvant poser des problèmes de sécurité.

J'en viens maintenant au point qui me gène peut-être le plus. Les installations d'hygiène. Les toilettes de nos salles de sport sont sales, parfois hors-service, souvent inutilisables.
Les vestiaires sont guère mieux avec des douches pour la majorité dans des états inconcevables. Les sols ne sont pas propres, l'eau chaude est souvent une utopie et même l'eau -quand elle coule correctement- est déjà un miracle.

Et vous voulez que nos jeunes pratiques du sport et se prennent à aimer ça ? Le sport ce n'est pas juste courir et ensuite rentrer chez soi ou en cours. C'est pratiquer son/ses sport(s) en sécurité, en confort et pouvoir en sortir propre.

Je veux bien qu'on essaie de donner le goût du sport à l'école, je trouve ça même plutôt bien. Mais nous avons un gros problème d'infrastructures car nous laissons nos salles se délabrer tout en ayant très peu de nouvelles constructions. Le constat est sans appel et je commence à avoir très peur des 20 prochaines années pour le sport en salle en France (à l'école et amateur).

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