«Mens sana in corpore sano», Juvénal, Satires (X, 356)

5 avril 2012

L'aventure Sud Web vue d'ici

Sud Web aura lieu d'ici moins de 2 mois. Ce sera la deuxième édition de ce cycle de conférences organisé par l'association Sud-Web et dans laquelle je suis impliqué en tant que co-fondateur et président.

Avec un peu de recul il est amusant de se rendre compte des effets de certains de nos actes. Se dire que l'élément déclencheur est une prise de parole totalement improvisée, presque instinctive (à Paris Web 2010).
Où comment des énergies arrivent à se mettre en mouvement, initiée par un simple geste.

Depuis octobre 2010 et cette prise de parole, des gens se sont mis à agir à mes côtés pour donner un visage réel à cette douce illusion qu'était alors un Sud Web. Un visage humain devrais-je dire. Car si il y a un mot que je citerais en association à Sud Web, c'est bien le mot humain.

De l'intérieur tout d'abord. Dès Paris Web 2010 un groupe s'est formé avec moi, et nous avons avancé. Les énergies alors mises en mouvement ont mené à la création d'autres énergies, à des sentiments divers, à des humeurs, à des crises, à des rires, à des moments de joie. À Sud Web 2011.

De l'intérieur je peux vous dire que cette énergie est plus que palpable et je pense que mes co-équipiers seront de mon avis. Cette aventure nous apporte son lot d'émotions et c'est franchement bon à vivre !

Et puis cette année avec l'expérience d'une première édition, avec un peu plus d'un an ensemble à apprendre à se connaître, le groupe a grandi, il a muri. Ce n'est d'ailleurs plus un groupe, c'est une équipe où chacun commence à trouver sa place, moi y compris.

Et avec l'extérieur me direz-vous ? Sud Web 2011 nous a mis une belle claque. De celle que l'on prend avec plaisir au point d'en redemander. Car ce sont les échanges avec vous qui y êtes venus et qui avez cru à ce qu'on faisait alors qui ont permis que cette alchimie d'énergies que nous avions essayé de concocter devienne cette jolie journée.

Sur le moment je n'ai pas pu prendre ce recul autant que j'aurais voulu, occupé à courir d'un côté puis de l'autre, à faire que vous passiez un bon moment. Mais vos regards, vos poignées de mains chaleureuses m'ont suffit à réaliser que vous étiez contents d'être là. C'est un bonheur simple qui fait un bien fou.

En fait je vois Sud Web comme un moment dans l'année où je vais essayer -où toute l'équipe va essayer- de faire en sorte que vous veniez avec l'envie d'échanger et d'apprendre. Et d'où vous puissiez repartir le sourire aux lèvres, et des émotions dans le cœur.
Peu importe où a lieu l'évènement, on veut vous accueillir comme si c'était chez nous et que vous étiez des amis que l'on recevait. On pourra faire des erreurs, certainement même, mais on a sincèrement l'envie de transmettre du plaisir.

Se donner à fond toute une année en profitant des émotions que l'on se transmet dans l'équipe et terminer par de jolis moments avec vous, à parler de web, à parler de tout et de rien, à refaire les trolls (car on est des geeks hein, faut pas déconner ;)).

Je crois que je n'avais pas d'idée précise d'où allait me mener cette prise de parole à Paris Web 2010. Je sais aujourd'hui où je veux qu'elle nous mène.

Pour 2012, vers deux journées en mai à Toulouse où l'on va vous proposer un programme de conférences que je trouve vraiment classe (c'est important pour nous également, n'en doutez pas) et où l'on puisse être fiers et heureux de vous accueillir.
Et que l'on puisse tous en repartir avec le sentiment qu'on vient de vivre ensemble d'agréables moments. Juste un peu d'amour à se partager.

J'espère que nous réussirons à remettre ça pour cette deuxième année, en tout cas sachez que l'équipe travaille dur dans ce sens. On a hâte d'ouvrir les portes de Sud Web 2012 et de vous accueillir !

10 février 2012

Nos salles de sports dans un sale état

Je voulais écrire quelques mots sur l'état de nos salles de sports en France. Non pas les salles de clubs professionnels mais nos salles dites municipales. Celles utilisées par les écoliers/collégiens/lycéens/étudiants et par tous les sportifs amateurs licenciés en clubs.

Ce constat est issu de mon expérience personnelle de plus de 20 ans de basket en amateur (en cours), j'en ai donc visité des lieux. Et puis comme ce matin je suis tombé sur cet article sur le sport à l'école (via Daniel), je me dis que c'est le bon timing pour rédiger mon constat.

Et le constat est simple : globalement nos salles sont vieillissantes et dans un état lamentable, comme délaissées par les municipalités qui ne font qu'à peine le strict minimum pour les maintenir en vie.

Une salle c'est quoi ?

Pour moi c'est un terrain de jeu dans un espace fermé qui comprend les infrastructures nécessaires à la pratique des sports (paniers pour le basket, cages pour le hand, ...) mais aussi les installations d'hygiènes nécessaires associées (toilettes, vestiaires).

Mes constatations

Commençons par l'ossature des salles. Le bâtiment en lui-même. Combien de salles ont des toitures qui fuient ? À la moindre pluie le sol devient trempé, obligeant de mettre une serpillère à gauche, un seau à droite. Un sol glissant quand on veut faire du sport c'est sécurité zéro. Cette saison j'ai d'ailleurs vécu une annulation d'un match pour cette raison alors que nous avions fait le déplacement à plus d'une heure de voiture. Mais force de constater que le risque de se blesser était trop important et ne valait pas d'être couru.

Isolation et chauffage. Cela peut être assimilé à du confort par certains mais c'est plus que ça. Je crois ne jamais avoir connu (ou très peu) de salles chauffées en hiver. Alors quand on est sportif amateur et qu'on est là pour notre passion on s'en accomode mais quand vous voulez donner le goût du sport à des enfants, est-ce bien sérieux ? Et puis franchement il n'y a rien de pire que d'être en t-shirt (parfois même en pull) dans une salle et de ne pas arriver à se réchauffer malgré l'activité physique.

Les sols sont glissants. Au pifomètre je dirais qu'au moins 80% de nos salles sont des patinoires en puissance, là encore amenant une sécurité plus que limite et tout du moins un inconfort très important dans la pratique.

Je ne dirais pas grand chose sur les infrastrutures liées au sport, ceci étant vraiment variable d'une salle à l'autre. Le principal étant que -fort heureusement- je n'ai pas souvenir d'en avoir vues pouvant poser des problèmes de sécurité.

J'en viens maintenant au point qui me gène peut-être le plus. Les installations d'hygiène. Les toilettes de nos salles de sport sont sales, parfois hors-service, souvent inutilisables.
Les vestiaires sont guère mieux avec des douches pour la majorité dans des états inconcevables. Les sols ne sont pas propres, l'eau chaude est souvent une utopie et même l'eau -quand elle coule correctement- est déjà un miracle.

Et vous voulez que nos jeunes pratiques du sport et se prennent à aimer ça ? Le sport ce n'est pas juste courir et ensuite rentrer chez soi ou en cours. C'est pratiquer son/ses sport(s) en sécurité, en confort et pouvoir en sortir propre.

Je veux bien qu'on essaie de donner le goût du sport à l'école, je trouve ça même plutôt bien. Mais nous avons un gros problème d'infrastructures car nous laissons nos salles se délabrer tout en ayant très peu de nouvelles constructions. Le constat est sans appel et je commence à avoir très peur des 20 prochaines années pour le sport en salle en France (à l'école et amateur).

3 février 2012

Font Herculanum, pour mémoire dans la peau

Avant de ne plus y penser et de l'oublier, je me note ici la font utilisée sur mon premier tattoo. Il s'agit d'Herculanum Roman.

Le choix n'avait pas été facile mais parmi les fonts passées en revue c'est celle qui m'avait le plus touchée, qui me paraissait véhiculer le message comme je le ressentais.

16 janvier 2012

Bienvenue en 2012

2011, une année pleine de moments savoureux et parfois surprenants.

Alors que j'écris de moins en moins (pas seulement ici), je ferme les yeux et fouille mes souvenirs pour revoir défiler l'année écoulée. Une année un peu folle, imprévisible, totalement excitante.

Un titre de champion au basket et puis Sud Web; deux aventures humaines ayant plutôt bien réussies, avec le plaisir d'avoir partagé collectivement un bout de chemin.
La rencontre inattendue, un amour fou qui vous tombe dessus et vous fait revoir vos plans de déménagement (et oui j'ai quitté Nîmes mais pas encore pour rentrer dans le Forez).
Un changement de club avec un niveau d’exigence qui me ramène 10 ans en arrière et me correspond, me pousse à encore progresser.
La trentaine, ça y est ! Fêtée en kilt et avec une crête sur la tête, avec ceux que j'aime bien que tous n'aient pas pu être là.
Les plaisirs simples des moments entre amis et en famille, la fierté de leur parcours.

Me voilà donc en route pour vivre 2012 et m'y amuser.
Des défis à relever et de nouveaux projets avec en tête la recherche de la simplicité et du plaisir au quotidien.
Je n'oublie pas non plus des questions existentielles : vais-je reprendre la course à pieds ? finalement, plutôt 2H ou F ?

En 2012, le web et le sport seront une nouvelle fois fortement présents mais je vais également tâcher de regarder ailleurs.
Je vais jouer aux bricoleurs, je vais continuer de m'intéresser à la noblesse de certains objets et métiers.
Je vais enfin tâcher de rendre aux autres une partie de la chance qui m'a été donnée. C'est encore flou et j'attendrais que le moment où cela se mettra en place arrive (en l'aidant un peu si besoin).
Et puis tiens, j'aimerais encore aimé être surpris.

2012, me voilà !

Bonne année à vous tous.
Des bisous.

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