Hier j'ai participé à mon 2ème semi-marathon, à Nîmes. Celui-là même auquel j'avais participé l'année dernière et sur le même parcours.
Je n'avais initialement pas prévu de m'inscrire et je ne m'étais pas préparé du tout, ayant un peu délaissé les footings depuis 2 ou 3 mois. C'est une envie de dernière minute qui m'a fait sauter le pas. Envie de voir ce dont j'étais capable sans préparation, envie de me faire un peu mal pour sortir certaines choses qui tournent dans ma tête en ce moment.
Résultat : 1h50min34s au chrono officiel. 10 minutes de moins que l'année dernière ! Je suis clairement satisfait de mon temps et ne pouvais pas espérer bien mieux vu ma non-préparation.
Ma course s'est déroulée en 2 phases. La première, du départ jusque vers le 16ème kilomètre, et la deuxième pour rejoindre l'arrivée.
La première phase s'est vraiment déroulée : bon rythme (5min/km) et foulée plutôt légère. Je savais que mon problème ne se situerait pas au niveau du coeur mais vraiment au niveau musculaire. C'est pour cela que je me suis vraiment concentré sur ma position et ma foulée afin de ne pas trop m'écraser sur la route et rester le plus souple et "aérien" possible. J'ai pu tenir 16km environ de la sorte.
Et puis... et puis j'ai été stupide. Autant j'avais trop mangé pendant la course l'année dernière, autant cette année je n'ai pris que de l'eau. Ainsi le manque de sucre arriva. J'ai senti le coup de moins bien arriver assez rapidement et des fourmillements sont arrivés dans mes avant-bras et mes mains. Jusqu'à un début de tétanie des mains. J'étais clairement dans le dur. C'est là qu'il faut alors puiser au fond de soi, serrer les dents et continuer. La tête me tournait un peu et il devenait très dur de rester concentrer, de conserver une foulée fluide.
J'ai honnêtement peu de souvenir des 4 derniers kilomètres. Je me suis mis en mode "survie" que je peux vraiment comparer à un état de méditation. Je voulais juste mettre un pied devant l'autre essayer d'utiliser la moindre astuce pour m'aider à avancer : lever les genoux le plus haut et loin possible, utiliser mes bras pour avoir un balancier m'aidant à la propulsion.
Finalement, parti sur une jolie base de 1h45, je termine en 1h50. Comme quoi j'ai finalement bien limité la casse pendant mon coup de mou. L'arrivée fût tout de même un soulagement et j'ai pu m'asseoir quelques minutes sur un banc puis me ravitailler pour reprendre des forces.
J'ai donc satisfait mes interrogations : pouvais-je réaliser un temps correct sans préparation ? pouvais-je puiser au fond de moi ?
Je suis bien conscient de m'être imposé un rythme (12km/heure) un peu élevé sans préparation et qu'il me serait compliqué de le tenir jusqu'au bout.
J'ai réalisé par contre que ces courses ne sont pas ce que je préfère. Je prends plus de plaisir dans mes footings solitaires et ne faire que quelques courses par an mais suffit amplement. Les plus grandes distances m'attirent forcément toujours et j'y songe de plus en plus.
C'est ainsi que j'ai pris un an de plus ;)