Plus que du sport, ressentis d'une séance footing
le 14 octobre 2008, 09:26 - General - Lien permanent
Ce matin je suis allé courir. Je me lance dans un programme d'un mois du site jiwok : «Courir plus vite». Ambiance.
Arrivé dans le stade d'athlétisme alors qu'il faisait encore nuit. Les projecteurs étaient éteints, seuls me parvenait les lumières du ciel dégagé et chargé d'étoiles, ainsi que de quelques réverbères plus loin sur la route. J'étais seul sur la piste dans une ambiance presque surnaturelle et difficile à décrire tant il fallait y être. C'était ici et maintenant.
Investir un lieu sombre, seul de bon matin pour venir y chercher quelques pointes de souffrance. Faire des tours de piste dans la pénombre et voir une brume légère planer au dessus du gazon situé au centre de celle-ci. C'est assez incroyable. Je n'avais bien sûr que mes yeux pour mémoriser ce moment, bien que les yeux ne suffisent pas. Les autres sens participent aux ressentis de la force du lieu à cet instant. Une force presque mystique.
Je suis assez sensible à ce que dégagent des enceintes sportives. Ce sont des lieux chargés d'émotions et d'histoires tellement diverses, et j'aime à essayer de les capter.
Ce matin il faisait encore nuit et couverte de brume la piste m'a accueillie. J'ai vu alors le jour se lever en même temps qu'augmentait ma souffrance. C'était d'une violence pleine de beauté.
Demain sera encore différent et m'apportera de nouvelles sensations. Certainement un autre lieu, une autre ambiance. Chercher et voir ce qu'on ne voit pas habituellement, se chercher et se voir dans un instant où l'on n'est juste soi.
Commentaires
Violence, souffrance? Masochisme?
Je cours pour garder la forme mais je n'aime pas ça.
Courir peut se faire sous différentes formes. Je cours régulièrement sans aucune souffrance ni envie d'en ressentir. Ce matin c'était différent et dans ce programme l'objectif de progression passe par des séances de fractionnés. Ça oui, c'est assez violent si on se pousse à fond. Et oui je prends du plaisir à me pousser à fond, c'est comme ça ;)
Ceci dit je n'encourage pas forcément à me suivre, j'encourage à prendre du plaisir dans sa pratique, quelle qu'elle soit.
Je ne comprends pas mais je respecte. J'aimerais aimer courir.
C'est dommage que tu n'arrive pas à prendre du plaisir en courant. Peut-être que ce n'est pas le sport qui te convient et qu'il faudrait essayer autre chose ? En tout cas respect à toi aussi si tu arrive à aller courir de temps en temps sans aimer ça ;)
Et bé moi je peux comprendre, je détestais courir il y a encore 3 mois. Et puis je m'y suis mis, avec beaucoup de dégoût au départ et en me disant "comment des mecs peuvent y aller tous les deux jours ???". Moi je voulais juste gommer quelques abus de bon-vivant.
Et puis j'ai commencé à m'équiper, meilleures chaussures, montre cardio pour courir à un rythme régulier sans avoir l'impression de déclencher une attaque cardiaque à chaque foulée après 20 minutes (les fameuses 20 minutes haïes en collège)... Et puis j'ai couru pour la première fois de ma vie plus d'une heure !!!
Maintenant, si je n'y vais pas tous les deux jours, je suis malheureux ! J'aime à battre mes propres performances, en durée, en vitesse, ou juste de courir le week-end le long d'une falaise à 8h du mat par temps de pluie, et de juste sentir que je peux le faire. Et d'apprécier le moment de calme intérieur pendant et après. Et les bonnes nuits passées avec ce que j'ai toujorus appelé "la bonne fatigue". Et foutre la pâtée à mes potes en jouant au foot le week-end, parce qu'ils ne sont plus là dans les dernières 20 minutes :)
Bref, faut essayer. Il est dit quelque part qu'on prend une habitude (bonne ou mauvaise) en 21 jours. Y'a qu'à se forcer un peu :)
Je n'ai plus le droit de pratiquer les sports que j'aime (en particulier le badminton et le hand) pour cause de migraines. Je suis obligé de pratiquer des sports d'endurance. Entre le vélo, la natation et la course, j'ai choisi celui que je déteste le moins.
Je suis sans doute trop habitué à m'amuser en faisant du sport. Une bonne chose quand même, courir ça vide la tête et on se sent bien après.