Ready To Inspire Conference 2012, Leiden
le 16 décembre 2012, 14:39 - Web - Lien permanent

Du 9 au 12 décembre, Leiden (Pays-Bas) accueillait la première édition de Ready to Inspire Conference. J'y suis allé avec en tête divers objectifs sans ordre particulier :
- un voyage avec ma chérie et une amie (au passage deux intégratices web de top niveau) ;
- la découverte d'un pays et d'une ville que je ne connaissais pas ;
- rencontrer de nouvelles personnes (en pratiquant mon anglais) ;
- assister à des conférences qui semblaient très intéressantes.
Leiden, le calme
Habitué des centre-villes encombrés et des bruits de voitures, Leiden en est presque perturbant. La ville est d'un calme absolu avec un rapport vélos/voitures très élevé. Pleins de canaux, des petites rues agréables de part le passé médiéval de la ville, des musées, des moulins à vent, ... Et de très bons endroits où boire et manger.
Une chouette découverte, et nul doute que j'y retournerais pour visiter de nouveau et rechercher un peu de calme.
Conférences, des rencontres
Pas simple d'arriver sans connaître personne, et intéressant de se retrouver dans la peau du "nouveau". C'est là qu'il faut oublier d'être timide et que votre accent anglais vous désigne comme le Français de service à la première phrase. La mise en route n'est pas forcément évidente mais une fois les premières discussions échangées, plus rien ne vous arrête.
Je suis content des rencontres que j'ai pu faire, que ce soit avec des orateurs et des participants (qui organisent parfois eux-même des conférences, comme Brooklyn Beta, Fronteers, FFWD.pro, des Creative Mornings).
Et puis j'ai même pu échanger quelques mots avec Jeffrey Zeldman alors la fin du monde peut vraiment arriver maintenant ;)
Conférences, deux thèmes récurrents

Abordés sous différents angles tout au long du séjour, j'ai pu noter 2 grands thèmes se détacher : une volonté marquée de mettre en avant l'artisanat dans nos métiers, et l'approche content-first.
Frilosité franco-française ?
Réunir 600 personnes pour une première édition, c'est faisable. D'autant plus quand on arrête de se poser trop de questions, trop de contraintes.
De ce que j'ai pu remarquer et observer, ce que je vais appeler "le monde anglophone" n'hésite pas à faire jouer du copinage réseau : le lineup alléchant des orateurs était composé d'invités/amis et non d'une sélection, et la conférence a été annoncée, publicisée au travers de ce large réseau pour arriver à son objectif : faire connaître la conférence et qu'elle donne envie d'y participer. Des gens sont venus de toute l'Europe, et même d'Australie, du Japon, du Brésil, ...
Cela ne remet pas du tout en question certaines valeurs qu'on peut porter avec Sud Web mais il y a peut-être sur certains aspects un peu plus de puissance à apporter à notre communication. Je réfléchis encore à tout ça, je n'ai pas de réponses à apporter pour l'instant.
Un exemple flagrant : rencontrer 2 webdesigners/intégratrices françaises qui sont donc venus à Leiden sans pour autant connaître des conférences françaises comme Paris Web et Sud Web (ni Web 5, ni les Kiwi Party, ...). Pire, confondre Paris Web avec Le Web. Nous avons encore pas mal de travail à faire pour mieux communiquer en dehors de nos cercles.
Cocorico quand même
Sinon en terme d'organisation pure, nous n'avons rien à envier, et je dirais même que ce que je peux voir à Paris Web où ce qu'on peut faire avec Sud Web est au dessus en terme de logistique le jour J !
En me rendant à Leiden, j'étais venu chercher de l'ouverture d'esprit et voir comment c'est ailleurs, en sortant de ma zone de confort. Voyage réussi sur tous les plans.
On fait un voyage groupé en 2013 ? J'ai déjà trouvé le lieu où dormir et j'ai les bonnes adresses de restaurants maintenant ;)
Commentaires
Tu ne parles pas du tout du contenu des conférences, comment as-tu trouvé le programme ?
Content de t'entendre dire qu'il va falloir sortir de nos cercles habituels, je commençais à me sentir à l'étroit ;)
La conférence en soirée de Jessica Hische, bien que durant plus d'une heure et demi était peut-être la meilleure de toutes. L'idée d'un évènement en soirée était une bonne idée et permet de sortir du flux du programme de journée. Peut-être à explorer.
Sinon dans l'ensemble, on sent que le programme a été construit sur les orateurs plus que sur les sujets, d'où la sensation d'entendre plus ou moins le même discours mais de manière différente. Mais la prestance et l'énergie de certains (Brad Frost est un phénomène qui te plairait avec son Death to Bullshit ;) a fait que ça passait vraiment bien.
Pour ma part je confirme tout de même que des conférences de 45 minutes toute une journée n'est pas le meilleur choix, car c'est parfois trop long. Cela dépend vraiment des capacité d'orateur du conférencier. Par exemple écouter Hische, Frost ou Zeldman passe comme une lettre à la poste là où pour d'autres c'est plus ennuyeux par moment.
Dans les constats : on a de vrais talents en France et on n'a vraiment rien à envoyer aux autres. Continuons à les mettre en avant.
J'en conclus qu'il faut peut-être ne pas être trop rigide et adapter le programme en fonction des sujets et des orateurs. Ça avait l'air rudement chouette quand même, merci pour le compte-rendu.